Chronique du dimanche: Un bon marché pas si bon marché

Mon arrière grand-mère disait très souvent à sa fille (ma grand-mère): « Dis-toi bien que le bon marché coûte souvent très cher. »

 

Économisons-nous vraiment sur les produits moins chers?

Cette phrase me passe en boucle dans la tête depuis plusieurs semaines et je me rends compte qu’elle s’applique partout dans notre quotidien.

– Pourquoi?

Parce que le « bon marché » est très souvent de qualité médiocre. Prenons l’exemple d’un appareil électronique à bas prix. Il nous suffira de quelques semaines pour découvrir sa véritable nature :

  • fragilité du mécanisme,
  • faible durée de vie,
  • bruyant à l’utilisation,
  • manque de puissance,
  • peu sécuritaire,
  • etc.

 

Nous voilà alors en train de jongler avec notre caisse à outils (voire notre vieux tappe d’étudiant) pour tenter de le rafistoler, mettant des patchs par-ci par-là pour lui redonner un semblant de vie. Mais à peine franchit le cap des deux ans (je me suis d’ailleurs toujours demandée s’il y avait une sorte de puce espionne et de conspiration pour que ces mécanismes s’arrêtent toujours à la même date), nous finissons par le jeter et le remplacer.

Au final, si nous devions faire un ratio entre notre achat initial, nos dépenses effectuées pour les réparations (sans comptabiliser notre temps à pester contre cette-foutue-machine-qui-ne-m’écoute-jamais) et le rachat d’un nouveau matériel avec sa durée de vie

– M**** nous aurions peut-être dû finalement acheter le modèle de la gamme supérieur. Avec une moyenne de vie de 5 ou 6 ans notre achat aurait été bien plus économique et moins contrariant !

 

De l’appareil électrique à notre santé

Bon, vous vous demandez sûrement ou je veux en venir…

– Mais ne croyez-vous pas faire la même chose avec vos achats d’épicerie ?

Entre tomates biologiques et tomates non-biologiques, la différence est d’environ 2$. Entre un shampoing à base de pétrole et un shampoing biologique qui respecte votre peau ainsi que la nature, la différence est de l’ordre de 3$.

C’est sûr, me direz-vous, votre panier coûtera quelques dollars  de plus par semaine et au bout d’un an vous aurez dépensé quelques dizaines de dollars de plus que pour un panier normal.

– Mais dans 10 ans, dans 15 ans? Cette dépense supplémentaire ne sera-t-elle pas en fait considérée comme une belle économie ?

Tous les produits chimiques que vous choisissez d’avaler et d’étaler sur votre peau, n’auront-ils pas un coût bien plus élevé s’ils sont à l’origine d’allergies, de malaises, d’handicaps, voire même de maladies plus graves comme le cancer.

La vie n’est pas interchangeable. Personne ne pourra acheter un nouveau modèle de vous-même pour vous remplacer ou remplacer les êtres qui vous sont chers.

Essayons alors avec nos moyens, tout en restant conscient et ouvert, de ne plus voir nos achats dans le J+1 ou J+30 mais dans les A+10, A+20, etc.

Alors repensez-y: « Dites-vous bien que le bon marché coûte souvent très cher. »

Related Posts with Thumbnails

Author: Christine

Fondatrice de Réinventer le Quotidien, Christine est la rédactrice en chef du site. Elle est titulaire d’un B.A en marketing obtenu à Dublin et d’un M.A. en communication de l'UQAM. Le jour, elle est stratège en contenu, rédactrice web, journaliste et naturopathe; tandis que le soir, elle est une maman et une conjointe épanouïe. Christine est passionnée par la santé, le bien-être, la Slow Life, le minimalisme, la cuisine, les voyages, les relations humaines et aime créer des ponts entre chacune de ses passions. Son credo? « Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité. »

Share This Post On

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pin It on Pinterest

Share This