Un autre regard sur la naissance

A quelques jours d’accueillir notre deuxième enfant, j’ai envie de vous parler d’incarnation, de grossesse et d’accouchement.

 

Nos parents, nous les choisissons!

Ce propos peut sembler étrange pour certains, mais pour beaucoup, il est clair que nous appartenons tous à une grande famille d’âmes, que nous retrouvons de vie en vie, à travers de nouvelles relations, de nouveaux rapports, de nouvelles situations. Notre âme choisit de s’incarner dans un corps physique afin de réaliser un plan de vie. Nous naissons avec un bagage et en choisissant tel ou tel parent, nous serons à même de développer certaines qualités ou certaines ombres. On nous remet dans nos petits souliers afin de continuer notre quête dans une nouvelle vie, dans un nouveau corps.

Peut-être avez-vous lu le deuxième volet d’une trilogie de Bernard Werber appelé L’Empire des Anges dans lequel nous pouvons suivre la vie de trois personnages imaginaires avant et après leur conception. Les Anges leur expliquent les scénarios possibles suivant les parents/continents/ressources/etc. choisis afin de pouvoir mieux atteindre leurs objectifs d’incarnation. Nous sommes tous là pour apprendre et dépasser certains aspects de notre personnalité.

Daniel Meurois-Givaudan nous dévoile le vécu de l’âme pendant toute la grossesse dans son magnifique livre, Les neufs marches. Il s’agit de toute une étape de joie, d’attentes, de doutes, de peurs pour l’âme qui devra quitter son environnement connu, sa légèreté, pour retrouver la densité d’un corps physique et ses nombreuses limitations.

Les neuf mois de grossesse peuvent être une grande opportunité pour la mère d’être beaucoup plus reliée à son intuition. Un de nos formateurs de yoga nous expliquait que la femme enceinte a son centre énergétique qui vibre à son maximum. Ainsi, le sentiment de plénitude permet à sa propre âme de pouvoir mieux se faire entendre lorsqu’elle crie de toutes ses forces (notre petite voix intérieure). Parfois d’importants changements peuvent se mettre en place. Des choses qui ne conviennent pas (travail, relations, habitudes, etc.), mais que la personne mettait en sourdine, deviennent alors intolérables une fois enceinte, car cette énergie de vie qui l’habite lui permet alors de déplacer des montagnes.

 

Le choix de la naissance

De la même façon que l’âme choisit ses parents avant la conception, elle choisit également où, quand et comment elle veut naître. Alors, faisons notre possible pour l’accompagner. Bien sûr, la mère détient le rôle principal. Si possible, elle fera de son mieux pendant toute la grossesse pour pouvoir prodiguer amour, belles paroles, pensées positives envers son bébé et envers les autres. Le père pourra bien sûr aider à maintenir la mère dans un beau cocon en réduisant les situations de stress ou de disputes. Quelle épreuve au quotidien de devoir gérer ses émotions en pensant à l’impact sur le bébé!

Pour faire en sorte d’accompagner au mieux l’âme, le bébé, jusqu’à la naissance, il est primordial que la mère détienne toutes les informations possibles concernant le contrôle qu’elle a durant la grossesse et surtout durant l’accouchement. Ainsi, elle connaitra ses droits face aux professionnels de santé et pourra s’imposer sans se laisser influencer, infantiliser, intimider, ni manipuler. Le père pourra également aider à maintenir la mère dans une belle harmonie intérieure en la protégeant d’interventions inutiles. Quelle tristesse de voir autant de naissances déclenchées, d’hormones de synthèse injectées, de césariennes imposées, etc. Parfois il faut juste laisser le temps au temps.

Michel Odent est un grand défenseur de l’accouchement physiologique, sans intervention du corps médical, et a écrit de nombreux livres à ce sujet. En effet, la femme sait accoucher et le bébé sait naitre mais les choses se compliquent parfois à cause de blocages intérieurs, inconscients. La femme doit retrouver son pouvoir, sa confiance intérieure. Accoucher symbolise tout un rituel, un passage, une petite mort pour pouvoir donner la vie. Une étape qui ne devrait pas dépendre des autres et devrait être respectée en conscience, en douceur et lenteur. Pour le bébé, pouvoir naitre est une première victoire dans son histoire personnelle. La vie intra-utérine ainsi que la naissance laissent de nombreuses traces en nous.

 

 

Pour un accouchement optimal, la mère devrait savoir ce dont elle a besoin et qu’elle applique ce qu’elle ressent au plus profond d’elle-même : si elle préfère être seule, accompagnée, donner vie à la maison, à l’hôpital, etc. Dans tous les cas, afin de rentrer dans sa bulle et de pouvoir accoucher sans intervention médicale, le cerveau reptilien de la mère devra prendre les commandes. Il lui faudra alors un environnement calme, petit, avec une température agréable, une lumière tamisée, que la femme ne se sente pas observée, qu’on ne lui pose pas de questions et qu’elle puisse adopter n’importe quelle position. La liberté de mouvement est essentielle. Cela permet au bébé de mieux descendre et à la femme de mieux vivre les contractions en dépassant la douleur. La mère est souvent dans une tempête intérieure et le père peut alors se connecter au bébé par la pensée pour pouvoir l’accompagner lui dire qu’il est fier de lui, qu’il va savoir naitre, que tout va bien, qu’on l’attend de l’autre côté.

Une fois que le bébé est né, le silence et le respect doivent être maintenus. Rien d’autre ne compte que cet instant magique, unique. La mère et le bébé vont se regarder pour la première fois, ils doivent absolument rester en contact pendant des heures, peau à peau. L’odorat du bébé le conduira jusqu’au sein et à la première tétée. Petit à petit, le placenta va se détacher, dans quelques heures (idéalement) le cordon pourra être coupé. On parle trop peu de l’importance du placenta dans nos sociétés, cet arbre de vie, le compagnon du bébé pendant 9 mois. Et pourtant, dans de nombreuses cultures, le placenta est sacré. Certains l’enterrent, en mangent un morceau, l’utilisent pour faire de l’isothérapie placentaire (homéopathie) ou le laissent intact jusqu’à ce que le cordon se détache (naissance lotus) au bout de plusieurs jours.

Une grossesse en conscience et un respect de l’accouchement sèmeront des graines d’amour qui pousseront dans le futur adulte. Pour conclure, je vous laisse méditer sur une citation de Michel Odent :  « Pour changer le monde, nous devons d’abord changer la façon dont les enfants naissent ».

 

 

Pour aller plus loin:

  • Je vous partage mon livre Coup de Coeur: Intimes naissances. Choisir d’accoucher à la maison de Juliette et Cécile Collonge – Un magnifique recueil de témoignages de parents, sages femmes, doulas, obstétriciens sur l’accompagnement personnalisé lors du processus physiologique de l’accouchement. A lire absolument!!!
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Author: Carole

Carole pratique le yoga depuis l’âge de 12 ans. Au fil des ans, elle a développé une véritable passion pour cette science millénaire et est, à son tour, devenue professeure de yoga. Après avoir voyagé dans le monde et baigné dans la spiritualité, elle vit aujourd’hui à Barcelone où elle s’épanouit avec sa famille. Carole vous invitera à vous détendre et vivre zen tout au long de l’année. Sa philosophie de vie ? « J´attire à moi tout ce qu’il y a de meilleur pour moi ».

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