[Éducation] À la découverte de la pédagogie Montessori à Montréal

Anne Mansour est la directrice de l’école Montessori de Montréal, la toute première école Montessori créée à Montréal. Installée à La Salle depuis 1960 et collée à la verdure du parc Ouellette depuis 1976, l’école accueille les enfants de 3 à 12 ans qui y sont invités à apprendre à leur rythme.

 

Crédit: École Montessori de Montréal

 

« Pour moi, la philosophie Montessori, c’est les Nations Unies appliquées à l’éducation. Il n’y a aucune philosophie éducative qui a eu autant de succès. Il y a des écoles partout dans le monde. La philosophie Montessori voit l’enfant différemment de l’approche classique. Son objectif est de l’aider à bâtir l’adulte. On le guide pour y arriver, mais on ne fait pas à sa place. », explique Anne Mansour.

Ici, dans une classe, les enfants sont libres de bouger, de s’intéresser au thème qu’ils souhaitent, d’utiliser un certain outil pédagogique, de travailler de manière collaborative, de manipuler, de créer, d’innover. Les enseignants sont donc présents pour accompagner les enfants, et les guider dans leur apprentissage, mais tout en les laissant rester des acteurs.

 

Un environnement libre et propice au développement de la confiance en soi

La qualité de l’environnement est essentielle. Chez les 3-5 ans par exemple, les classes se composent de 22 à 25 enfants encadrés par 3 éducatrices. Plusieurs espaces d’apprentissage leurs sont proposés : mathématique, histoire, lecture, etc., et chaque enfant est libre de choisi la matière qu’il souhaite travailler. Les enfants vont et viennent selon leurs intérêts. « C’est comme une ruche » nous confie Mme Mansour.

 

Crédit: École Montessori de Montréal

 

Le matériel pédagogique de chacune de ces matières est développé en tenant compte des 5 sens. Par exemple, en mathématiques, les enfants manipulent des bâtonnets de bois pour apprendre à compter. Ainsi ils les touchent et voient le nombre concret du chiffre devant eux : 2 bâtons pour représenter le chiffre 2 par exemple. Et il en est ainsi pour chaque matière.

La pédagogie est aussi axée sur le développement de l’autonomie de l’enfant. Ce sont donc eux qui apprennent à se servir leur petit déjeuner le matin : lait, céréales, etc. Tout leur ait mis à disposition et conçu à leur taille pour qu’ils puissent apprendre à se servir du lait, de l’eau et autre. En faisant par eux-mêmes, ils développent leur confiance en eux. Ils savent qu’ils sont capables. « Cela répond à un besoin vital de l’enfant qui souhaite “mettre les mains dedans”. C’est beau de montrer à un enfant d’avoir confiance en lui, mais s’il n’essaye pas par lui même et qu’on ne lui fait pas confiance pour apprendre, explorer et découvrir, il sera toujours craintif. », explique Mme Mansour.

 

Crédit: École Montessori de Montréal

 

À cela s’ajoute les ateliers de musique (claviers, violons, guitares, piano, xylophones et percussions), de sport (4 h par semaine soit le double de ce qui est exigé par le ministre), d’art plastique, les sorties culturelles et scolaires, et bien plus! Sans oublier que chaque jour, 60 % de l’enseignement est offert en français, 40 % en anglais plus une heure d’espagnol par semaine.

 

Nous avons assisté à une classe de musique dans la grande bibliothèque baignée de lumière, et nous n’avions jamais vu autant de bonheur et de sourires ! Le nombre d’instruments proposés nous a également frappés : violons, guitares, etc.

 

 

Du primaire au secondaire

Au primaire, l’accent est mis sur l’acquisition d’une culture personnelle. La méthode Montessori y est appliquée, mais en y intégrant aussi le système plus classique d’éducation afin que les enfants puissent passer leur examen d’entrée au secondaire aisément et vivre leur intégration dans le système classique plus facilement.

 

Crédit: École Montessori de Montréal

 

Pour cela, les enfants ne sont pas « mélangés » comme Maria Montessori le recommande, mais regroupés par niveau. Il existe donc une classe pour chaque niveau. Consciente des aléas de la vie comme le déménagement des parents et du manque d’école Montessori de niveau secondaire, madame Mansour a souhaité créer un programme de primaire qui permette aux enfants d’acquérir un certain bagage afin de ne pas les pénaliser lors du retour au système scolaire classique.

On y retrouve, cependant, plusieurs outils pédagogiques spécifiques à Montessori. Madame Joannie Lacroix, directrice adjointe, nous explique que le « flexible seating » (une idée d’assise flexible) sera d’ailleurs introduit cette rentrée pour la classe de 6eme année.

 

 

Vis-à-vis de l’Éducation nationale, la majorité des écoles Montessori sont « hors contrat ». Pourtant, les témoignages des parents et des professeurs le confirment: les enfants Montessori arrivent au secondaire avec une curiosité intellectuelle et un élan d’apprentissage formidable. Pour eux, le travail est une activité plaisante, qui les engage pleinement dans ce qu’ils sont.

 

 

Si les priorités d’inscriptions sont réservées aux enfants du quartier, certains parents font des kilomètres pour venir y déposer leurs progénitures tandis que d’autres choisissent d’acheter leur maison à proximité de l’école pour être certains d’offrir cette pédagogie à leurs enfants.

 


En savoir plus:

Related Posts with Thumbnails

Author: Christine

Fondatrice de Réinventer le Quotidien, Christine est la rédactrice en chef du site. Elle est titulaire d’un B.A en marketing obtenu à Dublin et d’un M.A. en communication de l'UQAM. Le jour, elle est stratège en contenu, rédactrice web, journaliste et naturopathe; tandis que le soir, elle est une maman et une conjointe épanouïe. Christine est passionnée par la santé, le bien-être, la Slow Life, le minimalisme, la cuisine, les voyages, les relations humaines et aime créer des ponts entre chacune de ses passions. Son credo? « Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité. »

Share This Post On

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pin It on Pinterest

Share This